La monnaie au Maroc : dirhams, cartes et espèces

Le Maroc utilise le dirham, une monnaie fermée que vous ne pouvez pas acheter avant d’arriver. Voici quoi emporter, où changer, et ce que coûte un retrait.

4 min de lectureInformations vérifiées le 25 septembre 2026

Réponse courte

Le Maroc utilise le dirham marocain, écrit MAD et affiché DH. C’est une monnaie fermée : elle s’achète normalement uniquement au Maroc, dans une banque, un bureau de change ou un DAB, et il existe une faible limite à ce que vous pouvez en ressortir. Les cartes fonctionnent dans les hôtels et les restaurants d’une certaine taille, et les espèces couvrent tout le reste.

L’argent est l’un des rares sujets au Maroc où le pays a délibérément choisi des règles peu pratiques, et comprendre pourquoi vous évite un déplacement inutile à la banque avant le départ.

Le dirham est une monnaie fermée. Il ne s’achète et ne se vend pas en dehors du Maroc, ce qui explique le regard perplexe du guichet de votre banque, et pourquoi toutes les listes de bagages sensées conseillent d’emporter des euros.

Pourquoi le dirham reste au Maroc

Une monnaie fermée est une monnaie que l’État garde à l’intérieur de ses frontières et dont il gère la valeur. Il achète et vend lui-même les dirhams, fixe le taux de change à l’intérieur d’une marge par rapport à un panier de devises étrangères, et n’autorise pas la monnaie à se négocier librement à l’étranger. Le dirham est la monnaie d’un pays qui a choisi une certaine maîtrise de sa monnaie, et la gêne occasionnée au voyageur est le prix de cette politique.

Trois conséquences pratiques en découlent.

Vous ne pouvez normalement pas acheter de dirhams avant de partir. Emportez des euros, des dollars ou des livres et changez-les en arrivant, ou retirez à un DAB.

Il existe une limite au montant de dirhams que vous pouvez sortir du pays, et elle est basse. Dépensez ou changez ce qui reste avant de prendre l’avion.

Chaque change est enregistré. Conservez le reçu, car c’est la preuve que l’argent en votre possession est entré légalement, et c’est ce qu’on vous demandera en cas de contrôle.

Ce que coûtent les choses

Le Maroc n’est pas un pays cher selon les standards d’Europe de l’Ouest, et les prix des achats les plus fréquents sont faciles à retenir une fois que vous avez converti deux ou trois fois.

Un thé à la menthe ou un café dans un café de quartier représente quelques dirhams. Un tajine dans un restaurant de gamme moyenne à Marrakech ou à Fès reste une assiette raisonnable selon n’importe quelle mesure. Un petit taxi pour traverser la ville est bon marché, et le prix doit être fixé avant de monter, car le compteur n’est souvent pas utilisé pour les visiteurs. Un hammam, une visite guidée, une nuit dans un riad : l’éventail est large, et son haut de gamme appartient aux établissements qui ont choisi de facturer en euros.

Deux choses à savoir sur la façon dont les prix sont annoncés. Le marchandage est normal au souk et ne l’est pas dans une boutique avec une caisse. Et le prix annoncé dans un souk commence généralement bien au-dessus de ce que le vendeur acceptera, ce qui n’est pas un piège mais la coutume, et la réponse polie est une contre-offre plutôt qu’un haussement d’épaules.

Convertir sans faire de calculs

Le convertisseur ci-dessous utilise un taux de référence pour une journée : c’est donc un repère et non une promesse. Votre banque vous donnera quelque chose de légèrement moins bon, et la différence est sa marge.

L’astuce utile est d’apprendre un seul chiffre repère et de tout convertir à partir de lui. Si un café coûte à peu près le prix d’un café chez vous, ou si un taxi en coûte le quart, vous avez une échelle dans la tête qui tient tout le séjour et qui ne dépend pas d’un téléphone.

Cartes, DAB et espèces

Les cartes fonctionnent là où il y a une caisse et un terminal : les hôtels, les restaurants les plus grands, les supermarchés, les stations-service et les boutiques des quartiers récents. Elles ne fonctionnent pas au souk, dans un petit café, dans un petit taxi, ni pour un pourboire.

Les DAB sont faciles à trouver dans les villes et délivrent des dirhams à un taux proche de l’officiel. Deux coûts s’y ajoutent : les frais de la banque marocaine, modestes, et ce que votre propre banque facture pour un retrait à l’étranger. Certaines banques appliquent un forfait, d’autres un pourcentage, et quelques-unes rien du tout, ce qui vaut la peine d’être su avant de partir plutôt qu’après.

La règle qui évite la plupart des problèmes est ennuyeuse et efficace. Emportez deux cartes, rangez-les à des endroits différents, et gardez assez d’espèces pour tenir une journée si aucune des deux ne fonctionne.

Pourboires et petite monnaie

Le pourboire est attendu là où l’on sert des visiteurs, et il n’est pas élevé. Dix pour cent dans un restaurant avec service à table. Quelques dirhams pour un sac porté, des toilettes tenues ou un taxi. Quelque chose pour un guide, selon le temps qu’il vous a consacré.

Les petites coupures comptent plus que le montant. Tendre un billet de 200 dirhams pour un café à 15 dirhams et attendre la monnaie est une petite gêne pour tout le monde : gardez donc des billets de 20 et de 50 dirhams et une poche de pièces.

Avant de partir

Le dernier conseil est celui que l’on ignore. Avant de quitter le Maroc, réglez la question de vos dirhams. Changez-les à l’aéroport ou dépensez-les, car en rapporter chez vous vous laisse avec une monnaie qu’aucune banque ne vous rachètera, et une petite liasse de billets que personne ne peut utiliser.

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